La relève en assurance

Avec le vieillissement de la population, plusieurs professions connaissent des problèmes de relève pour remplacer ceux qui prennent leur retraite. Ce mois-ci, je ne vous parlerai pas d’un point technique de l’assurance de dommage mais bien de l’avenir de la profession au Québec. Je vais vous renseigner sur les exigences pour avoir son permis de courtier ainsi que de l’importance de l’industrie dans l’économie.

Tout d’abord, il faut bien faire la distinction entre l’industrie de l’assurance de personnes qui concerne l’assurance-vie et l’assurance de dommages qui assure les biens, les automobiles et la responsabilité civile. Il faut deux permis différents selon ce que le représentant offre comme produit. Un courtier en assurance de personne ne peut assurer une automobile et un courtier en assurance de dommagew ne peut vous vendre une assurance-vie.

L’assurance de dommages au Québec est une industrie de 7 milliards de dollars de chiffre d’affaire annuellement. Avec plus de 23 000 emplois directs, c’est aussi un important employeur et ce dans toutes les régions du Québec. On peut donc constater que l’impact économique de cette industrie est non négligeable. L’assurance est un bien économique essentiel, elle apporte une stabilité et une protection contre les risques qui peuvent affecter les biens et investissements. Sans assurance qui serait intéressé à investir dans une entreprise qui peut fermer à n’importe quel moment à cause d’un sinistre imprévu ?

Chaque personne qui donne des conseils ou qui vend de l’assurance au Québec doit avoir un permis de l’Autorité des marchés financiers. Il y a trois étapes avant d’avoir son permis pour exercer la profession. Tout d’abord il fait avoir les pré-requis scolaires, ensuite il faut passer les examens de l’Autorité des marchés financiers et faire un stage de 45 ou 90 jours (selon la discipline choisie). Les pré-requis sont les suivants :

  • Détenir un Diplôme d’études collégiales (DEC) en Conseil en assurances et services financiers

    ou

  • Détenir une Attestation d’études collégiales (AEC) en assurance de dommages + diplôme d’études secondaires (DES)

    ou

  • Détenir un Diplôme d’études post-secondaires comprenant au moins 450 heures de formation

    ou

  • Détenir un Diplôme d’études secondaires (DES) ou un niveau d’études équivalent et avoir occupé un emploi à temps plein (dans n’importe quel domaine) pendant au moins trois années (en vigueur jusqu’au 31 octobre 2007).

De plus, chaque personne titulaire d’un permis se doit de suivre de la formation continue pour pouvoir conserver son droit de pratique. La profession est hautement encadrée par plusieurs organismes de contrôle qui ont pour mission de défendre le consommateur.

Plusieurs cégeps offrent différents programmes en assurance de dommages. Pour les finissants du secondaire, il y a le DEC Conseils en assurance et services financiers, d’une durée de trois ans. Pour les personnes en réorientation de carrière l’attestation d’étude collégiale qui dure un an est certainement une option très intéressante. Le taux de placement pour les gens ayant complétée une formation est autour de 96%, plusieurs finissants des programmes de DEC ont des emplois avant même de terminer leur formation.

En conclusion, si vous avez un adolescent qui s’interroge sur son avenir à la maison, vous pourriez lui parler de l’assurance comme avenue intéressante pour faire une carrière à la mesure de ces ambitions.

Si vous voulez de l’information supplémentaire vous pouvez vous référer aux sites web suivants :

http://www.chad.qc.ca/
http://www.lautorite.qc.ca/

* Les statistiques proviennent du site de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages.

(Visited 117 times, 1 visits today)

Répondre

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.